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vendredi 1 janvier 2021

Plumes inventives


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Emeraude secrète


Roman de Céline Roumégoux et Saliha Ragad
Evidence Editions
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jeudi 31 décembre 2020

L'année à masquer, poème

 

La Marianne et le poilu du monument aux morts portent un masque contre le coronavirus pour inciter les gens à en porter un

 

L’année à masquer

 

Deux mille vingt, en douce, l’air de rien.

Deux mille vint finir la décennie.

Deux mille, vain espoir pour nous terriens.

Deux mille vainc la joie et s’ingénie

 

A répandre la terreur et la mort.

On a dit que des pangolins chinois

Avaient fait le coup, Ô mille sabords,

Dans un banal marché, en tapinois !

 

On a dit : « Ce n’est pas vraiment sérieux,

Ce virus, on ne l’attrapera pas. 

Les masques, on ne s’en servira pas.

Chez nous, on a des pontes ingénieux. »

 

Ils nous disent qu’ils maîtrisent bien tout.

Pas de craintes pour une simple toux.

Depuis, Bergame a enterré des corps,

Des dizaines, des centaines de morts.

 

COVID19 France : Le jour d'après c'est aujourd'hui | Ops & Blogs | The  Times of Israël

 

La France s’est retrouvée démunie,

De ses vieux, elle a appris l’agonie.

Dehors ! Pas assez de respirateurs,

On fait le tri et les jeunes d’abord.

 

Puis on confine tous les travailleurs

Pendant que palabre l’état-major

Les masques, on en a vraiment besoin

Mais, comme c’est idiot, on n’en a point.

 

Tous les soirs, on applaudit l’hôpital

Qui se fout de la charité publique,

Abonné au minimum syndical

Que lui  rétrocède la République.

 

C’est l’été, on se dégourdit l’esprit.

On en profite, on trinque, on batifole.

La camarde, et sa sorcellerie

On en rit et on fait des cabrioles.

 

Mais arrive octobre et on se repent

Et c’est l’heure du reconfinement.

Tout redevient alors non essentiel

Sauf  les vaccins qui sont providentiels.

 

Noël approche, on nous libère un peu,

Mais ne soyez que six au réveillon.

Pour la saint Sylvestre, c’est couvre-feu

Obéissez, aucune rébellion.

 

Céline Roumégoux

mardi 8 septembre 2020

Tempêtes de Christian Martinasso, extrait de Missives Bleues, Éditions Maïa (à paraître)

 

Tempêtes

 

À l'avant, sur la proue d'un mythique drakkar viking, le visage fouetté par des embruns de mots salés, j'affronte des tempêtes de vagues en furie, pour, malgré les éléments déchainés, remonter, à la force des bras de rameurs musclés, rythmé par des tambours épais, sur des roulements sourds, les courants qui ne veulent que m'éloigner du refuge de mon rêve emprisonné.

 

L'image chamarrée de son visage angélique se dessine par esquisses entre les nuages noirs qui veulent assombrir les cieux qui enveloppent mes pensées masquées par d’épais barreaux forgés.

 

L'embarcation, accompagnée de milles sirènes bondissantes, brave cet océan fou qui, jamais, ne pourra dresser d'obstacles suffisants pour briser mon désir de rejoindre l'ile paradisiaque.

 

 

Après des jours d'obscurité, enfin, le soleil perce les cieux et, camouflées derrière un triple arc en ciel, apparait, à l'horizon, les rivages ou, reposé, je pourrai refugier ma passion enchainée depuis des jours et m'abreuver du visage de cet espoir libéré.

 

Écrivain en manque de toi, qui, penché en avant, avance contre des vents sombres pour émerger bientôt en pleine lumière, entre les bras cette noble aspiration si attendue.

 

(Texte extrait de Missives Bleues de Christian Martinasso Éditions Maïa (à paraître))

 

lundi 20 avril 2020

"Manques de toi" de Christian Martinasso




                                    Manques de toi

Je suis en manque d'aveux de manques :

Tes mains, ton sourire, ta voix, ton regard me Manquent
En Manque de toi, je cherche ton odeur, tes mimiques, ton cou.
Ton image s'étiole en flamboyants lambeaux dans les limbes de mes songes.
 

Je cherche ta senteur, ta peau, tes épaules, ton dos, tes cuisses.
Je suis Tout en Manque de Toi,
En Manque de Tout Ton Toi,
Toi, Tu, Tout de Toi me Manque.
 

Je m'endors enroulé autour de mes rêves, enlacé d'images floues de ton corps dénudé.
 

Ta beauté, ton reflet esquissé dans un miroir, ton corps dévoilé, désiré, me Manquent.
 

C’est sensuellement, délicatement, agréable de retrouver cette passion de t’écrire, écriture qui me Manquait, jusqu’à cet instant, où je repose ma plume, apaisé d’avoir apaisé ce Manque de te dire, quel apaisement tu continues, sans cesse, d’apporter à chacun de mes Manques.
 
Textes extraits de Missives à sa Muse de Christian Martinasso Éditions Baudelaire parution 30/08/2019
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